L'Aventure sans filtre : Ici, vous ne trouverez pas de resorts, juste la nature à l'état brut.
1. Le point sur les Vaccinations
L'Angola a assoupli ses règles d'entrée, mais la vigilance reste de mise pour votre propre protection.
Fièvre Jaune :
La règle officielle : La vaccination n’est plus obligatoire pour entrer sur le territoire angolais si vous ne provenez pas d’un pays à risque de transmission (attention si vous continuer votre séjour en Namibie par exemple on ne vous laisserez entrer que si vous êtes vacciné contre la fièvre jaune car ils considèrent l'Angola comme un pays à risque).
Le conseil : Elle reste fortement recommandée. En cas de contrôle zélé à une frontière terrestre ou de changement soudain de réglementation, votre carnet de vaccination international (le fameux "carnet jaune") reste votre meilleur passeport sanitaire.
Les fondamentaux (DTP & ROR) :
La mise à jour de la vaccination Diphtérie-Tétanos-Poliomyélite (DTP) est essentielle. Selon la durée de votre séjour et les zones traversées, un rappel contre la Poliomyélite peut être nécessaire juste avant le départ.
Pour les voyageurs accompagnés d'enfants, les vaccinations Rubéole-Oreillons-Rougeole (ROR) et la vaccination antituberculeuse sont vivement souhaitables.
Protections spécifiques au voyage roots :
Hépatites A et B & Fièvre Typhoïde : Compte tenu des conditions d'hygiène variables en bivouac et de l'accès à l'eau, ces vaccinations sont vivement conseillées.
Méningite bactérienne (A + C + Y) : Il est préférable d'être vacciné, surtout si vous voyagez pendant la saison sèche (poussière).
La Rage : En autonomie, vous serez en contact avec la vie sauvage et des chiens errants dans les villages. La vaccination contre la rage peut être proposée selon votre itinéraire. Note : Elle ne dispense pas d'un traitement d'urgence en cas de morsure, mais elle donne un délai précieux pour rejoindre un centre de soin.
2. Le Paludisme (Malaria) : Le vrai risque C'est le risque numéro 1 en Angola. Le pays est classé en zone de transmission forte toute l'année, particulièrement dans le Nord et sur la côte.
La stratégie de l'autotest : En plus de votre traitement préventif (Malarone ou Doxycycline), ne partez jamais sans deux ou trois kits de test rapide (disponibles en pharmacie en France ou à Windhoek). Si vous ressentez une fatigue anormale ou une fièvre, testez-vous immédiatement.
Le traitement curatif : Ayez avec vous une boîte de Coartem (Artemether/Lumefantrine). C'est le traitement standard que vous trouverez aussi partout en Angola. Savoir que l'on a le remède dans sa boîte à gants change la sérénité du voyage.
Protection mécanique : Le moustique angolais est discret. Moustiquaire de toit (ou de tente) indispensable et spray 50% DEET dès 17h.
3. La gestion de l'eau : Le pétrole bleu de l'aventurier En autonomie, l'eau est votre limite de survie.
Stockage : Pour un 4x4, prévoyez un réservoir fixe ou des jerricans pour un total de 5 litres par personne et par jour, plus une réserve de sécurité de 20 litres. Dans le désert du Namibe, doublez cette dose.
Potabilisation : Ne buvez jamais l'eau des puits ou des rivières sans traitement. Utilisez des pastilles type Micropur Forte (attendre 30 min) ou, mieux, un filtre par gravité. L'eau minérale en bouteille (marque Pura ou Cuca) se trouve dans toutes les petites boutiques de bord de route.
4. La Trousse de secours "Expédition" Oubliez les petits pansements colorés. Votre trousse doit pouvoir traiter :
Les traumatismes : Bandes compressives, désinfectant puissant (Bétadine), sutures adhésives (Steri-Strip). Les brûlures (échappement du 4x4 ou feu de camp) sont fréquentes.
Les infections : Un antibiotique à large spectre (type Amoxicilline) après avis médical.
Le système digestif : Anti-diarrhéique et surtout des sels de réhydratation orale (SRO). La déshydratation est foudroyante sous le soleil angolais.
5. Les structures locales Si vous avez un pépin, cherchez le "Posto de Saúde" du village. Les moyens sont limités, mais les infirmiers locaux sont des experts des pathologies tropicales. Pour les urgences vitales, seule l'évacuation vers Luanda ou Windhoek (Namibie) est envisageable. Vérifiez que votre assurance couvre l'évacuation sanitaire.
Ne sous-estimez pas la poussière. Elle s'insinue partout et peut causer des conjonctivites ou des infections sur de petites plaies. Mon conseil : ayez toujours un spray désinfectant et du sérum physiologique à portée de main dans la portière. Et pour l'eau, même si elle semble claire, traitez-la systématiquement. Une tourista, c'est une aventure dont on se passe volontiers !